12 astuces pour optimiser vos futures récoltes..

Les ardeurs du soleil, la sécheresse ou bien les orages, les maladies et prédateurs opportunistes… Voilà bien de quoi se faire du souci. Au mi-temps de l'année, le jardinier "potagiste" ne lèvera pas la garde afin de s'assurer de belles récoltes de fin d'été et d'automne.

Lutter contre les maladies

La propagation des maladies se fait beaucoup par l'arrosage, en particulier pour les tomates.
1- Évitez donc l'aspersion par oscillants ou tourniquets divers de tout le potager pour préférer les équipements goutte à goutte ou l'arrosage au pied, au goulot. Ainsi, les spores tombées à terre ou enfouies de l'année passée ne seront pas projetées sur les feuilles basses. Vous pouvez aussi supprimer préventivement les feuilles de la base des pieds de tomate.
2- Autre astuce, recourez aux paillis qui amortiront tout risque de projection. En cela les tontes de pelouse (non traitée bien sûr) et appliquées par petites couches successives – elles doivent sécher avant tout apport supplémentaire – offrent un matériau gratuit et de choix. Sinon appliquez des paillis poreux et non des cosses de cacao qui se compactent.
3- Vous pouvez aussi endurcir préventivement l'épiderme des plantes avec des pulvérisations sur les feuilles de silice sous forme de décoction de prêle. Ainsi, vous ferez barrage au développement des maladies cryptogamiques (champignons).

Fertiliser

4- Des plantes en bonne santé sont d'autant plus résistantes aux maladies et surtout aux insectes opportunistes. Apportez à vos légumes des rasades de jus de compost ou bien du purin de consoude afin de les doper naturellement. Faites ces apports tous les quinze jours, sans excès, sur terre fraîche et par arrosage au goulot.

Prévoir

Protégez les légumes de tout risque de pourriture.
5- Ainsi, paillez les planches de fraisiers avec un tapis d'aiguilles de pin qui rehausseront la saveur des fruits, de paille ou de broyat.
6- Pour les cucurbitacées en formation et les précieux melons, posez-les sur une brique ou une tuile emmagasinant la chaleur, ou à défaut une planchette. De fait, les fruits ne seront pas souillés ni contaminés par les projections de terre.

Protéger

7- Contre les insectes volants qui cherchent à pondre sur vos cultures, tendez au-dessus des voiles légers de protection. Ainsi, les papillons inféodés ne pondront pas d'œuf de piéride sur les choux, de ver de la carotte.
8- Pour leurrer la teigne du poireau, piquez sur des bambous courts, verticaux et tous les 40 cm, des carrés de polystyrène blanc pur. En fait, la ponte est patente sur les parties les plus blanches des alentours.

Surveiller

9- Vérifiez l'état de la terre qui ne doit pas se craqueler. Usez de la binette ou du sarcloir pour la maintenir meuble et aérée à défaut de paillis. Les apports d'eau n'en seront que plus efficaces. Surveillez également la solidité des tuteurs et autres palissages avant que ne surviennent des orages violents.

Ombrer

10- Les jeunes plantes fraîchement repiquées peuvent souffrir aisément de coups de soleil. Aussi, privilégiez les plantations du soir et disposez sur les plants les plus tendres comme les salades, des cageots renversés ou des voiles en intissés, le temps de leur reprise. Au besoin, fichez en terre, verticalement, des branchages issus d'une haie taillée afin de créer une ombre salutaire.


Tout savoir sur l'arrosage goutte-à-goutte..

L'eau est une denrée rare, nous nous devons de l'économiser. L’arrosage goutte à goutte vous permet d’arroser au plus près des besoins des plantes, sans aucun gaspillage d’eau. Écologique et économique, c’est le système idéal pour gagner du temps, de l’argent et avoir des végétaux en parfaite santé !

Le principe d’un système d’arrosage goutte-à-goutte

arrosage goutte a goutte terrasse

Système d'arrosage goutte-à-goutte

L’arrosage goutte-à-goutte consiste à apporter au pied des plantes, via un système de tuyaux et de goutteurs, de l'eau à basse pression de façon lente et régulière. Ce type d’arrosage convient en particulier au potager, aux massifs de fleurs, aux haies, mais aussi aux plantes en pot sur un balcon.

Concrètement, le système goutte-à-goutte se compose d’un ou plusieurs tuyaux auxquels sont raccordés des goutteurs disposés de façon à arroser le pied de chaque plante. Les goutteurs sont disponibles dans une large gamme de débits, de façon à s’adapter aux besoins en eau des différents végétaux ; il existe aussi des goutteurs à débit réglable.

Un tuyau principal, d’un diamètre de 13 à 16mm, est relié par des raccords à des tuyaux secondaires plus souples et plus fins, d’un diamètre de 4 à 6 mm. Le tout est raccordé à un robinet dédié. Le dispositif est complété par un réducteur de pression, un filtre anticalcaire et, si vous le souhaitez, par un programmateur vous permettant d'automatiser entièrement l’arrosage.

Au total, il s’agit d’une installation économique et efficace, très simple à mettre en œuvre. N'hésitez pas à venir en magasin où nos conseillers vous aideront à prévoir vos plans et à vous faciliter l'installation du système de goutte à goutte.

Les avantages de l’arrosage goutte-à-goutte

Dans nos magasin, toute une gamme GARDENA est disponible pour vous.

Un arrosage écologique et économique

L’arrosage goutte à goutte au pied de la plante par des goutteurs de débit adapté permet de doser exactement la quantité d'eau par plante, sans gaspillage. L’eau étant absorbée lentement, les pertes d’eau par ruissellement et évaporation sont de plus quasi inexistantes.

Au total, le goutte-à-goutte permet un arrosage très économe en eau, tout en respectant au mieux les besoins des végétaux. C’est donc un système à la fois écologique et économique.

A noter : Pour plus d’économies encore, il est possible de l’associer à un récupérateur d'eau de pluie.

Des végétaux en parfaite santé

En apportant l’eau lentement et au pied de la plante, l’arrosage goutte-à-goutte permet d’irriguer parfaitement les racines et d’assurer la meilleure croissance aux végétaux.

Autre avantage : le feuillage n’est pas mouillé, ce qui limite l’apparition de maladies telles que l’oïdium et le mildiou.

Un arrosage automatique goutte-à-goutte pour un prix modique

Un intérêt majeur du système d'arrosage goutte-à-goutte est de pouvoir s'automatiser, via un programmateur « nez de robinet », qui coûte un prix modique. Il est alors possible d'automatiser l’heure de déclenchement, la durée et la fréquence des arrosages.

Vous gagnez ainsi un temps considérable au quotidien. Vous pouvez aussi partir en vacances l’esprit libre, sachant que votre jardin continuera à être arrosé pendant votre absence.

À noter : il est possible d’aller plus loin encore en installant une sonde d'humidité reliée au programmateur d'arrosage : ce dernier adapte alors la distribution d’eau en fonction du taux d'humidité du sol. Par exemple, après une averse, le programmateur réduit l'alimentation en eau ou supprime un arrosage devenu inutile.

Un système souple et évolutif

Vous pouvez mettre vous-même en place votre arrosage goutte-à-goutte, sans aucune difficulté. Vendus en jardinerie, les différents tuyaux, connecteurs, goutteurs et autres accessoires vous permettront de composer un circuit en fonction des particularités de votre jardin et de le faire évoluer au gré de vos besoins.

Il est possible aussi d’opter pour un kit d’arrosage goutte-à-goutte, une option très pratique pour des besoins spécifiques ou pour une première installation. Il suffit d'y ajouter un programmateur pour automatiser l’arrosage, et par la suite des tuyaux et des goutteurs supplémentaires si nécessaire.

L’installation d’un arrosage automatique goutte-à-goutte

L’installation d’un arrosage automatique goutte-à-goutte se fait rapidement, en quelques étapes simples ne requérant aucune connaissance particulière. Si vous achetez un kit d’arrosage goutte-à-goutte, toutes ces étapes vous sont expliquées très clairement, schémas à l’appui.

1. Juste après le robinet, installez le programmateur, puis le réducteur de pression.

2. Raccordez le tuyau principal et mettez le filtre en place.

3. Déroulez le tuyau et fixez-le au sol à l’aide de cavaliers.

4. Avec des raccords adéquats, raccordez au tuyau principal des tuyaux secondaires que vous maintiendrez également au sol à l’aide de cavaliers. Sur ces tuyaux secondaires, installez des goutteurs (qui peuvent être autoperçants) en fonction de vos besoins.

5. En bout de chaque ligne, installez un bouchon pour fermer le circuit.

Votre installation est terminée et votre système prêt à être programmé !


Cultiver son potager en permaculture..

Née en Australie dans les années 1970, la permaculture cherche à rendre l'agriculture autosuffisante. Vraie philosophie qui vise à prendre soin de la terre et des hommes ainsi qu’à partager les ressources et les récoltes, elle s'applique aussi bien à une ferme qu’à un petit potager..

Permaculture : définition

Bien plus qu’un ensemble de techniques, la permaculture est un concept où le jardinier intervient le moins possible dans l'écosystème qu’est le jardin. Appliquée au potager, elle s’appuie sur trois grands principes.

Accepter la nature

Plutôt que lutter contre elle, on s’en inspire. En effet, en permaculture, on ne cherche pas à désherber le sol ou à éradiquer les ravageurs. Au contraire, on favorise la biodiversité en accueillant la faune sauvage et en tolérant les herbes indésirables. Si la richesse du sol reste au centre des préoccupations, on cherche à l’améliorer de façon naturelle, sans ajout de produits chimiques ni labourage.

Éviter le plus possible les dépenses énergétiques

Un des objectifs de la permaculture est d’optimiser sa production tout en minimisant ses dépenses d’énergie. Le moyen principal pour cela est d’effectuer un zoning de son espace afin de placer les différentes zones de façon stratégique.

- Les légumes demandant beaucoup de soins, les herbes aromatiques ramassées fréquemment ou encore le poulailler nécessitant deux visites par jour gagnent à être proches du lieu de vie.

- À l’inverse les plantes peu gourmandes en eau, le composteur ou les fruitiers peuvent se trouver un peu plus éloignés.

L’économie des ressources est également à prendre en compte :

- On favorise les éléments multifonctions : par exemple une haie d’arbustes fruitiers apporte nourriture, ombre, protection contre le vent, habitat pour la faune… Une mare, en plus de créer un microclimat, abrite une faune très utile au jardin, comme les grenouilles friandes de limaces.

- L’eau de pluie est récupérée pour l’arrosage et son stockage se fait au plus près des cultures pour limiter le transport.- Les déchets sont valorisés, par exemple en étant compostés.

Recycler les déchets

Car rien ne se perd en permaculture, les déchets issus du jardin ou de la cuisine sont avantageusement réutilisés. Voici quelques exemples :

- Les tontes de jardin sont recyclées en paillage.

- Les pelures et épluchures venues de la cuisine sont disposées aux pieds des légumes pour former un compost végétal.

- Les pissenlits et les laitues montées à fleurs sont donnés aux poules.

- Le fumier des poules, composté, enrichit le sol du potager.

Comment entrer en permaculture ?

- Prendre soin du sol, de préférence en automne afin de laisser le temps à la matière organique répandue de bien se décomposer avant les premières plantations au printemps. La faune du sol profitera de cette source de nourriture durant l’hiver tout en amendant naturellement votre terre.- Cultiver la plus grande variété de plantes possible et s’assurer de leur complémentarité. Bien associer les plantes leur permet par exemple de mieux résister aux maladies ou parasites.- Accepter quelques pertes, dues aux maladies et aux ravageurs, et laisser faire la nature et les insectes auxiliaires.

Potager en permaculture : préparer le sol

Un des principes fondateurs de la permaculture est de copier la nature. Or, dans la nature, le sol n’est jamais nu. La végétation pousse sans travail du sol et sans fertilisation. Au jardin potager permacole, plus besoin de préparer ni d’améliorer le terrain en permanence ! Le jardinier s’applique simplement à toujours lui apporter un paillage.

Le principe

Le paillage a de multiples avantages :

- Il capte l’eau et conserve la fraîcheur du sol, diminuant ainsi les besoins en arrosage.

- Il limite la croissance des herbes indésirables.

- Il protège la terre de l’érosion, des grands écarts de température, du piétinement…

- En se décomposant, il enrichit le terrain en humus, qui assure la fertilité du sol et améliore sa texture.

- Il favorise la présence d’une faune bienfaitrice dans le sol (vers de terre, insectes, bactéries, micro-organismes…) capable de se nourrir de la matière organique avant de la transformer en éléments nutritifs essentiels aux plantes (azote, phosphore et potassium en particulier).

À noter : en creusant des galeries, les vers de terre améliorent l’aération et la perméabilité du sol et remplacent efficacement le bêchage ou le labourage, vivement déconseillé en permaculture.

En pratique

Pour couvrir le sol, plusieurs options :

- Épandez des paillages de récupération tels que tontes de gazon, feuilles mortes, foin, déchets verts de la cuisine, carton…

- Semez des engrais verts (moutarde, sarrasin, phacélie). Leurs racines occupent et structurent le sol tandis que leur feuillage, en se décomposant, enrichit le sol en humus.

Les tontes de gazon comme les engrais verts possèdent également l’avantage d’apporter de l’azote au sol. Or il s’agit d’un nutriment essentiel pour le bon développement des plantes ! L’azote joue en effet un rôle dans la production de chlorophylle, de protéines, d’enzymes ou encore de vitamines. Un sol disposant d’une bonne teneur en azote est donc gage d’une production de qualité et d’un rendement optimal.

À noter : dans le cas d’un sol très pauvre, une culture en lasagnes peut être intéressante à mettre en place. On recouvre alors la parcelle avec du carton (non imprimé), lui-même recouvert d’une bonne épaisseur de déchets verts et bruns (20 cm minimum) et de compost. La culture en lasagnes est idéale pour transplanter les jeunes légumes qui ont grandi en pépinière. Elle n’est en revanche pas adaptée aux semis ou aux plantes vivaces.

Faire le plan de son potager en permaculture

Dans les prés, les haies et les friches, les plantes poussent les unes avec les autres. Dans le jardin potager en permaculture, on cherche à reproduire cette biodiversité végétale. Pour cela, on mélange les légumes entre eux et, le plus possible, on les mêle avec des fleurs (capucine, souci, bourrache) et des fines herbes (basilic, cerfeuil, aneth).

Le principe

Loin d’être en concurrence ou en compétition, les plantes s’entraident et pratiquent une sorte de solidarité. Certaines fixent l’azote du sol, d’autres attirent les abeilles ou servent de support à leurs voisines. Quelques-unes recyclent les polluants, quand d’autres vont jusqu’à limiter les effets de la canicule… Par ailleurs, plus les plantes sont variées, moins elles sont attaquées par les ravageurs et les maladies.

En pratique

Pour bien mélanger les plantes, il faut suivre une règle essentielle : proches les unes des autres, mais chacune avec suffisamment d’espace pour croître. Pour cela, voici quelques astuces simples pour construire votre plan potager en permaculture :

- Utilisez la complémentarité feuilles/racines, par exemple en plantant des céleris entre les plants de tomate et, à leurs pieds, de la mâche aux feuilles en rosette couvre-sols.

- Associez des plantes aux racines profondes à d’autres aux racines superficielles qui se partageront ainsi les nutriments du sol.

- Jouez de l’espace-temps, en cultivant des légumes de cycle court (salade, radis…) entre ceux qui occupent le terrain plus longuement (choux, aubergine…). Ainsi le temps que les légumes de cycle long poussent et occupent la place, ceux de cycles courts ont eu le temps d’être retirés.

- Tablez sur la verticalité en installant des grillages et des tuteurs sur lesquels grimperont les concombres, les haricots, les courges…

À noter : la culture en butte est souvent citée en permaculture, car elle offre une surface de culture plus étendue. Elle n’est cependant pas obligatoire et doit être adaptée à chaque contexte (nature du sol, du climat régional, etc.).

Permaculture, ravageurs et maladies

Dans le potager permacole, au sol couvert et aux cultures bien diversifiées, les maladies et les ravageurs sont peu nombreux. Ceux qui sont réellement nuisibles, comme les limaces et le mildiou, exigent toute la philosophie du permaculteur.

Le principe

Relativiser. Des trous dans les feuilles ? Avant de sortir le pulvérisateur, posez-vous la question de la gravité du dégât. Affecte-t-il beaucoup de plantes ? Les empêche-t-il de grandir, fleurir, fructifier ?

Interpréter le message. Ravageurs et maladies sont des régulateurs qui signalent un déséquilibre dans le jardin : plantes trop serrées, pas assez diversifiées, excès d’engrais azoté…

Patienter en attendant l'arrivée des auxiliaires. En quelques jours, par exemple, les coccinelles et autres chrysopes peuvent supprimer les pucerons qui envahissaient les choux.

En pratique

Testez des plantes réputées répulsives : œillets d'Inde contre les nématodes, genêt contre les altises… Utilisez des « plantes-écrans ». Par exemple, la barrière formée par les fûts de poireaux va gêner les mouches venues pondre leurs œufs au collet des carottes. Installez des « plantes banques », comme le sureau, les orties, l’absinthe… Elles attirent les ravageurs, et donc leurs prédateurs. Ces derniers seront sur place pour contenir la faune qui s'attaque aux cultures.


10 techniques anti-sécheresse..

Une des tâches indispensables pour maintenir un jardin beau et productif tout l'été consiste à arroser avec soin, tout en économisant l'eau et en limitant les interventions. Votre Coop' vous donne 10 bonnes techniques pour combattre la sécheresse.

1- Couvrez le sol

Les paillis ou mulch sont des matières organiques (compost, paillette de lin ou de chanvre, déchets de cacao) ou minérales (gravillons, sable) qui recouvrent le sol dans le but de stopper les déperditions d'eau du sol. Ainsi, vous le maintiendrez frais, tout en limitant l'apparition, la propagation des mauvaises herbes.
Pour ce faire, prévoyez une couche substantielle d'au moins 5 cm, 7 cm de préférence. Recyclez vos tontes de gazon -non traitées- (technique d'herbicyclage) à épandre en fines couches successives afin d'éviter toute pourriture due à la densité. C'est particulièrement efficace au potager, au pied des tomates, poivrons, haricots.

2-Arrosez beaucoup, mais moins souvent

Le but est de favoriser une bonne pénétration de l'eau en profondeur. Les plantes iront alors chercher l'eau plus loin ce qui étend le réseau racinaire et permet aux plantes de mieux résister aux écarts d'hygrométrie, aux absences du jardinier.

3-Arrosez au bon moment

Plutôt que d'apporter des rasades d'eau en plein soleil, lorsque l'évapotranspiration est maximale, préférez l'arrosage "à la fraîche", tôt le matin ou tard le soir. Les plantes en profiteront ainsi de manière optimale. Le matin est toutefois préférable pour les plantes susceptibles aux maladies cryptogamiques (champignons). N'hésitez pas à acquérir un programmateur d'arrosage pour plus de tranquilité et afin de bien choisir vos heures d'arrosage.

4-Arrosez où il le faut

Nous vous proposons toute une gamme d'arrosage Goutte à Goutte GARDENA..

Privilégiez un arrosage au pied des plantes plutôt que par aspersion générale (tourniquet, oscillant) . D'une part, vous ne gaspillerez pas l'eau et d'autre part vous éviterez l'apparition et la propagation de nombreuses maladies dues aux champignons (dites cryptogamiques ou fongiques) se développant sur feuillage humide. Pour ce faire, arrosez au goulot ou pratiquez des rigoles, installez un réseau d'arrosage au goutte à goutte ou par tuyaux microperforés.

5-Ne craignez pas pour la pelouse

Si votre pelouse jaunit en pleine canicule, ne persévérez pas à gaspiller des m3 d'eau pour la faire reverdir. Dès les premières pluies d'automne, elle reverdira assurément.

6-Recyclez les eaux de pluie

Investissez dans un réservoir à connecter à une descente de gouttière de la maison. Vous ferez ainsi de substantielles économies. Fermez ce récipient d'un couvercle et vous éviterez la propagation des moustiques.

7-Laissez pousser les mauvaises herbes

Au potager, peu importe si des adventices tapissantes se développent entre vos cultures. Bien souvent leur ponction en eau est négligeable et elles formeront un précieux paillis vivant au pied de vos cultures à rotation rapide telles que radis et salades. Toutefois, ne vous laissez pas déborder et désherbez-les avant qu'elles ne produisent d'innombrables graines.

8-Tondez à bon escient

La gamme STAUB est disponible dans nos magasins de Carros et Nice..

Relevez la lame de votre tondeuse (6 cm) afin de privilégier des brins d'herbe plus longs. Le gazon, plus vigoureux, restera ainsi vert plus longtemps, car sa base sera plus à l'ombre. Notre service Motoculture de Carros saura vous conseiller pour choisir la meilleure des tondeuses.

9-Binez !

Dans les massifs, ne laissez pas la terre nue se tasser. Ne marchez pas dessus et passez régulièrement sarcloir ou binette. Ainsi, en chamboulant les canaux naturels d'évaporation du sol, vous maintiendrez ses réserves hydriques.

10-Mulch encore

La tondeuse STIGA 748S est équipée d'un système mulching de série pour 479€ TTC

Les tondeuses équipées d'un système ou d'un kit "mulching" laissent sur place les tontes finement broyées. Ces dernières contribuent alors à une meilleure tenue de la pelouse. Nos conseillers Motoculture sauront vous conseiller pour le meilleur choix de votre tondeuse.


Le potager pour les enfants

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Mon premier potager ! Faire et prendre soin de son potager est une activité ludique à partager en famille. Offrez à vos petits une expérience amusante et conviviale au jardin. Planter, arroser, semer, sentir et toucher sont autant de gestes du jardinier que vos enfants pourront apprendre pour éveiller leurs sens. C’est aussi le moment d’apprendre à reconnaître fruits, légumes et aromatiques de manière ludique ! Et bien sûr, on privilégie une culture simple et rapide afin de permettre aux petits bouts de déguster au plus vite leurs petites récoltes. C’est parti, les enfants prennent le contrôle du jardin !

Quand le potager devient un jeu d’enfants

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Initiez vos petits bouts aux joies du jardinage ! Découvrez notre sélection de potagers pour enfants pour apprendre les bons gestes du jardinier à vos petits. Version miniature, nos potagers sont à la portée de tous les enfants, pour les petits comme les plus grands. Ils sont de petites tailles mais aussi de petits formats pour que le travail soit facile et qu’ils prennent du plaisir dans cette activité. Potagers pour enfants sur pieds, mini carrés potagers ou encore cagettes potagères sont à découvrir sans plus attendre ici pour aménager un potager pour vos enfants sur votre balcon ou votre terrasse !

Les indispensables du petit jardinier

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Jardiner, c’est faire comme les grands en reproduisant des gestes amusants et ludiques : arroser, semer, planter et creuser. C’est donc le moment de mettre à leur disposition différents outils de jardinage pour enfants afin de cultiver et prendre soin de leur potager version miniature : un mini arrosoir, un transplantoir aux couleurs colorées, un râteau comme celui des grands, un sac de terreau léger, une brouette et des étiquettes ardoises pour écrire à la craie le nom des légumes et fruits qu’ils viennent de semer. Avec ses jolies couleurs et une taille adaptée, le matériel de votre enfant l'attend pour commencer l'activité potagère à l’approche des beaux jours !

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La panoplie du petit jardinier

Pour faire comme les grands, on adopte la panoplie du petit jardinier : bottes de jardinage ou sabots pour enfants, gants petit format, mini tabliers, chapeaux de paille et paniers de récolte sont de sortie ! Et oui, les enfants adorent se déguiser et faire comme les parents. Ces accessoires du petit jardinier vont leur permettre de jouer le jeu à fond et surtout les protéger du soleil et des saletés ! Amusement garanti !

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Ses premières plantations

Notre conseil : pour que leur plaisir de cultiver soit au rendez-vous, il faut que les résultats soient rapidement visibles et qu’ils mesurent vite le fruit de leur travail. Il est donc préférable de privilégier des légumes faciles à cultiver et des fruits gourmands qui poussent rapidement pour les déguster au plus vite. Jouez également sur la diversité en multipliant les variétés, formes et odeurs pour éveiller tous les sens de vos petits. On dit oui aux récoltes faciles et rapides comme des radis, salades, plantes aromatiques parfumées ou encore petits fraisiers. Et en plus, ils adorent ça !


Comment choisir son tuyau d'arrosage ?

Le tuyau d’arrosage est un équipement indispensable dans un jardin, le temps de l’arrosoir comme unique accessoire d’arrosage est bien fini, et c’est heureux pour le dos du jardinier ! Le choix d'un tuyau pour son jardin est cependant ardu, tellement l’offre est pléthorique et variée. Tuyau 3 ou 6 couches, tricoté, guipé, extensible, microporeux, en PVC, en tissu, 13 ou 19 mm… Quel est le bon choix pour votre jardin ? Quels sont les critères importants parmi toutes les caractéristiques vantées ? Voici un petit guide pour vous aider au mieux à choisir le tuyau qui conviendra à vos arrosages !

Les critères de choix

Le nombre de couches

La plupart des tuyaux proposés à l’heure actuelle dans le commerce sont des tuyaux multicouches. Le nombre de couches d’un tuyau d’arrosage détermine sa qualité, sa souplesse et sa résistance : plus le nombre de couches est important, plus le tuyau est flexible, facile à manipuler, et offre une grande longévité.

  • Les tuyaux 3 couches sont les moins coûteux et existent en 13, 15 et 19 mm. Généralement garantis 1 an, ils sont souvent peu résistants aux déformations de toutes sortes. Cependant, il existe des tuyaux 3 couches offrant une meilleure résistance : les tuyaux guipés, qui sont améliorés par un treillis métallique positionné entre les 2 couches de PVC. Ils résistent de ce fait très bien à une forte pression d’eau, et comme ils sont rigides, ils ne peuvent pas se tordre, se vriller ni se pincer.
  • Les tuyaux à 4 ou 6 couches sont équipés d’une armature tricotée en fibre carbone qui les empêche de se vriller et qui les rend très résistants. Ces tuyaux affichent le plus souvent une garantie plus longue, jusqu’à 15 voire 30 ans. Chaque couche supplémentaire offre une meilleure résistance face à un élément agressif ou déformant : intempéries, UV, fortes pressions, changements brusques de températures, ou encore plis, pincements, nœuds, frottement

Par exemple, le tuyau d’arrosage Hozelock Tricoflex de 25 m - 15 mm de diamètre est un tuyau tricoté à 5 couches. Cette épaisseur lui octroie une bonne résistance, notamment aux UV et à l’abrasion. Il peut être utilisé à des températures allant de -20° à 60° et supporte jusqu’à 25 bars. Il est garanti 20 ans. Il est disponible dans votre Coop'..

Le diamètre

Le diamètre permet un plus ou moins gros débit, vous vous tournerez vers un tuyau de 19 mm pour un débit d’eau important, un tuyau de 13 ou 15 mm suffira dans les autres cas. Inversement donc, plus la pression de l’eau est forte, plus le diamètre doit être petit..!

  • Vous opterez pour un tuyau de petit diamètre, 12,5 à 13 mm, dans le cas d’une petite surface à arroser, moins de 25 m. Ces tuyaux offrent à la sortie une pression plus élevée que les tuyaux de 19 mm, à pression de départ égale. Ils résistent facilement jusqu’à plus de 5 bars de pression et ils existent dans toutes les qualités. Du fait de la forte pression en sortie, ils peuvent être utilisés pour arroser comme pour du nettoyage : voiture, terrasse…
  • Les tuyaux de diamètre moyen, 15 mm, s’utilisent avec une pression de 2 à 5 bars. Comme les précédents, vous les choisirez pour une longueur faible à moyenne.
  • Les tuyaux de 19 mm de diamètre sont préférés pour l’arrosage sur une grande surface, plus de 25 m, ou bien lorsque la pression est basse, moins de 2 bars, car Ils permettent alors un débit plus élevé. Ils seront plutôt cantonnés à l’arrosage. Du fait de leur poids important, vous les choisirez de préférence en 4 voire 6 couches, surtout pour de grandes longueurs, cela vous évitera une rapide dégradation du fait de vrillages et pincements si vous devez les déplacer pour arroser divers endroits du jardin. Par contre, s’il est posé au sol (ou enterré) et fixe, un tuyau 3 couches convient très bien.
  • Il existe également des tuyaux de 25 mm mais ils sont peu utilisés par les particuliers ou alors en association avec une pompe. Si toutefois vous optez pour un tel diamètre, vérifiez qu’ils aient au moins 5 couches et une armature tricotée de haute qualité.
  • Les tuyaux de 4 à 12 mm, quant à eux, sont réservés à la micro irrigation, en tuyaux microporeux ou micro-perforés.

La composition

La plupart des tuyaux est en PVC, mais on trouve également des tuyaux en tissu textile tissé, plus souples et légers sans perdre en résistance.

L’absence de cadmium, de plomb, de baryum ou autre élément chimique est importante d’un point de vue sanitaire ou environnemental.

Le tuyau Tuffhoze de Hozelock est disponible dans nos magasins..

N.B Le tuyau alternatif Hozelock Tuffhoze 25 m est un tuyau à composition mixte textile et PVC. Le PVC lui offre une résistance extrême à la pression (jusqu’à 40 bars) et au froid puisque vous pourrez arroser à débit constant même à basse température. La fibre tissée, elle, le rend très léger et souple, facile à nettoyer, tout en lui apportant une grande résistance à l’abrasion et aux UV. Il ne vrille pas et se range très facilement. Il est garanti 30 ans. 59€90 dans nos magasins de Nice et Carros..

Les petits plus

Certains tuyaux d’arrosage offrent des fonctionnalités ou des spécificités qui les rendent très attractifs : raccord et pistolet à connexion fixe, rangement facilité, spécial balcon

Le set tuyau Gardena en kit avec adaptateur pour robinet et raccords12.5 m - 15 mm de diamètre est un tuyau parfait lorsque l’on ne dispose pas de sortie d’eau à l’extérieur, ce qui est souvent le cas des balcons ou terrasses en appartement. Il est de plus très léger et de ce fait facile à manipuler. Cela ne l’empêche pas d’être très résistant : à la pression (35 bars), au vrillage, à la torsion, aux déchirures, au gel, aux UV. Sa structure tissée lui octroie beaucoup de souplesse. Il est garanti 22 ans et est en promotion actuellement à 29€90 dans nos magasins.

La longueur

Elle est à déterminer en fonction de la taille de votre jardin et des robinets dont le jardin est équipé. Il est inutile de prendre une très grande longueur si ce n’est pas nécessaire, cela rend le tuyau moins facile à manipuler (sauf si vous vous équipez également d’un enrouleur).

La durée de la garantie

Une durée de garantie très longue vous assure de la longévité et de la qualité du produit.

Le tuyau d’arrosage Gardena Liano 15 ou 30 m est en tissu. Très robuste, il ne craint ni le gel ni les UV et se montre très résistant à la vrille, à la torsion et même à la déchirure tout en étant extrêmement léger et souple. Sa pression d’éclatement est à 35 bars. Il est garanti 30 ans et est disponible dans nos magasins de Nice et Carros..

Les différents types de tuyaux d’arrosage

Les goutte-à-goutte

Ce sont des tuyaux qui permettent un arrosage doux et constant. Ils sont constitués d’un tuyau souvent assez fin, et généralement de raccords et de goutteurs, chaque élément étant vendu séparément pour un montage sur-mesure, ou bien en kit. Ils sont généralement utilisés pour l’arrosage des haies ou pour des massifs d’arbustes car les goutteurs sont espacés.

Les microporeux

Ils sont également prévus pour des arrosages doux et longs mais n’ont pas besoin de goutteurs et autres accessoires. Ils sont en effet percés de micropores qui laisse l’eau perler pour l’irrigation de vos cultures.

N.B Le tuyau poreux Gardena 25 m -13 mm de diamètre est un tuyau très souple parfait pour un arrosage en douceur de vos cultures. L’eau suinte lentement grâce au réducteur de pression et il est vendu avec des raccords permettant d’assembler plusieurs tuyaux pour une plus grande longueur. Il résiste bien à la chaleur et est garanti 2 ans.

Les tuyaux arroseurs

Possédant de multiples micro-perforations, ces tuyaux sont conçus pour être utilisés avec une pression relativement forte, qui laisse sortir l’eau en pluie fine.

Les tuyaux extensibles

Relativement courts et de petit diamètre, ces tuyaux sont prévus pour des petites surfaces (terrasse, cour, balcon). Ils occupent peu de place lorsqu’ils sont rangés et s’étirent pour arroser quelques mètres plus loin. Ils peuvent néanmoins être utilisés dans de grands jardins, avec une facilité d’usage et de rangement très appréciable.

Le tuyau extensible Fitt Yoyo 30 m est un modèle particulièrement ingénieux. Vide, il est de petite taille et tout léger. Lorsque vous ouvrez l’eau il se remplit et s’étire, jusqu’à 2 fois sa longueur initiale avec une pression de 3 bars (pression maximale 4 bars). Une fois l’eau éteinte, il se vide rapidement pour reprendre son volume de départ. Il est de ce fait facile à ranger, d’autant plus qu’il est vendu dans son petit sac. Vidé et mis à l’abri du soleil, sa longévité ne peut qu’être améliorée. Il est résistant aux UV, supporte des températures de -10° à 50°. Sa conception évite la formation de nœuds et de pincements. Il est garanti 5 ans.

Les accessoires

Le tuyau ne s’achète jamais seul, il vient avec des accessoires, certains facultatifs d’autres beaucoup moins..!!

L’enrouleur, un accessoire indispensable

Oui, indispensable, car bien enroulé un tuyau rangé ne formera ni vrilles ni plis qui pourraient l’endommager à la longue. Mais ce n’est pas le seul bénéfice de l’enrouleur. Vous ne déroulez que la longueur nécessaire, cela évite que le tuyau traîne par terre et gêne le passage. De plus, un tuyau traîné sur du gravier ou autre surface agressive va s’abîmer prématurément.

À savoir : certains enrouleurs sont montés sur un châssis enveloppant, idéal pour protéger le tuyau du soleil ou du gel.

  • Les enrouleurs muraux sont à fixer à un mur situé à proximité du point d’eau. Ils peuvent être fixes ou orientables d’un côté ou des 2 côtés (monodirectionnel ou multidirectionnel).
  • Les enrouleurs sur chariot, mobiles, sont à sélectionner si vous disposez dans votre jardin de plusieurs points d’eau.

Préférez les enrouleurs automatiques pour les tuyaux de 19 mm de diamètre, leur poids est conséquent et leur rangement sera facilité. Retrouvez dans nos magasins les enrouleurs automatiques Gardena..

Les incontournables

  • Le nez de robinet permet de raccorder le tuyau au point d’eau.
  • Les raccords s’avèrent utiles dans de multiples circonstances : fixation à un robinet ou à un récupérateur d’eau, nécessité de rallonger un tuyau… Vous les trouverez en plastique (ou en plastique et métal), faciles à mettre en place, ou bien uniquement en métal, pour une longue durée de vie.
  • Le pistolet vient finir l’embout du tuyau d’arrosage. Il existe en plusieurs modèles : la lance simple, le pistolet à lance, plus fonctionnel car pourvu d’une gâchette et d’un réglage du débit, et le pistolet multifonction..

Les programmateurs

Ils complètent votre tuyau d’arrosage en le rendant presque autonome. Vous choisissez heure, fréquence et durée d’arrosage et pouvez vaquer à vos activités sans plus y penser. Certains peuvent même être reliés à un pluviomètre, n’arrosant alors que quand c’est nécessaire. Certains modèles sont solaires, ne nécessitant même plus de disposer d'une prise électrique à proximité de la sortie d’eau.

Nos magasins de Carros et Nice vous proposent toute une gamme de programmateurs à partir de 49€90..

Un bon entretien

  • Évitez de laisser votre tuyau au sol et en plein soleil, les UV peuvent dégrader sa couche supérieure. Les plus résistants aux UV tiendront plus longtemps mais eux aussi finiront pas être abîmés.
  • Enroulez systématiquement le tuyau sur un support après utilisation, dans l’idéal sur un enrouleur, pour limiter les risques de plis et autres torsions.
  • Videz l’eau du tuyau avant l’hiver, tout comme celle des éventuels raccords d’arrosage, pour éviter qu’ils ne se fendillent en cas de gel.

La qualité d’un tuyau d’arrosage est le critère le plus important, du moins si vous espérez vous en servir très longtemps ! Donc vous serez attentif à sa composition et au nombre de couches qu’il affiche, ainsi qu’à sa durée de garantie. Sa longueur et son diamètre dépendront de la surface à arroser et du débit dont vous disposez. Pour des modes d’arrosages plus particuliers, vous vous tournerez pour des tuyaux microporeux ou micro-perforés, et vers les tuyaux extensibles pour les petites surfaces. Bon arrosage..!!


Mulch ou paillis : le choisir et l'utiliser au jardin..

Le réchauffement de la planète et les restrictions d'eau, conjugués à des pratiques culturales simplifiées et plus écologistes, conduisent tout naturellement le jardinier contemporain à employer les différents paillis (mulch dans la langue de Shakespeare). Ces paillages présentent en effet de nombreux avantages parmi lesquels contrecarrer la croissance ou la germination des mauvaises herbes et maintenir la fraîcheur dans le sol ne sont pas des moindres. Citons également que certains paillis sont nourrissants, qu'en général ils évitent le tassement et le ruissellement de la terre tout en assurant une protection supplémentaire des racines contre le gel.

Quels matériaux employer ?

En fait, vous aurez le choix entre de nombreuses sortes de paillis organiques, synthétiques ou minéraux.

Les plus couramment employés sont des mulchs dont la composition est organique. Ce sont souvent des déchets recyclés comme les broyats végétaux, les écorces de pin compostées, les feuilles mortes et tontes de gazon, les débris (coques) de cacao, la paillette de lin ou de chanvre (appelée chènevotte), la paille, les aiguilles de pin ou les frondes de fougères. Toutefois, localement, vous pourrez également employer efficacement et à peu de frais les débris de coques de noix, les noyaux d'olives, les coquilles de moules préalablement lavées…

Version minérale, tournez-vous vers le sable, les gravillons, les galets et toutes autres matières plus ou moins broyées (ardoise pilée) alors que les matières plastiques s'appliquent en voile tendu sur le sol. Certaines sont plus ou moins rapidement biodégradables. Renseignez-vous à ce sujet lors de l'achat. Ne négligez pas non plus les toiles tissées, en jute ou autres matières textiles, capables du même coup de retenir efficacement la terre des talus pentus ou les berges d'un plan d'eau.

À savoir : en règle générale, compter une épaisseur minimum de 7 cm de paillis tassé pour une efficacité optimum.

Quelles matières dans quels cas ?

Quand et comment faire du mulch ?

  • Contre le froid : une couche très épaisse d’un matériau aéré (car l’air est un bon isolant) formera une couverture très efficace : paille, feuilles mortes, écorces de pin pour les végétaux acidophiles.
  • Contre la chaleur : très bon isolant, la paille est couramment utilisée pour protéger de la déshydratation de nombreuses cultures. Pensez à arroser avant de mettre le paillis et non l’inverse !
  • Pour les sols argileux : tout ce qui est mulch avec du broyat de bois, riche en carbone, convient pour ce type de sols. En favorisant le développement des micro-organismes dans le sol, ils contribuent à l’amélioration de celui-ci. Les paillettes de lin ont également une influence positive sur ces terres par trop compactes.
  • Pour les sols sableux et/ou pauvres en potassium : pailles et foin (attention à leur provenance) offrent du potassium et enrichiront ces sols légers de matières organiques.
  • Pour les sols pauvres en azote : réalisez un mulch avec des fèves de cacao qui sont riches de cet élément.
  • Pour les plantes méditerranéennes ou qui ont besoin de chaleur : le mulch minéral est le plus adapté car il emmagasine la chaleur du soleil. Il limite également la corvée de désherbage ! Pouzzolane, ardoise (pour les plantes acidophiles), billes d’argile, galets, gravier….
  • Pour le potager : le mulch de paillettes de lin et de chanvre y est très à sa place. Elles favorisent le réchauffement du sol, ce dont vos tomates, courgettes et autres aubergines ne se plaindront pas. Quant aux légumes-racines, ils apprécieront qu’elles leur permettent de conserver un peu de chaleur lorsque les premiers frimas arriveront. Les déchets de tonte, riches en azote, sont très utiles après la plantation, ils sont renouvelés régulièrement, en couche épaisse autour des légumes qui restent longtemps en place, en fine couche autour des légumes à croissance rapide. Durant l’hiver, les feuilles mortes se décomposent sur les planches nues, pour nourrir généreusement le sol.
  • Pour les massifs de fleurs : les cosses de sarrasin sont tout à la fois efficaces pour lutter contre la pousse des herbes indésirables, et pour habiller joliment les pieds de vos fleurs annuelles ou vivaces.
  • Pour les arbustes, fruitiers ou d’ornement : les broyats de bois, les feuilles sèches, sont étalés à leur pied. Leur décomposition lente apportera les éléments nutritifs qui leur sont indispensables. Vous choisirez les écorces de pin pour les rosiers, les fraisiers et autres petits fruitiers.

Alternez les paillages au pied de vos cultures et sur les planches potagères, les bénéfices seront ainsi diversifiés.

Le mulch avec du compost ou des déchets ménagers

Le compost est également considéré et utilisé comme un paillage. Il peut être étalé autour des cultures pour les nourrir progressivement. Une alternative : mettre directement les déchets ménagers sur le sol par exemple auprès des plantes potagères mais aussi au niveau des massifs, recouverts, pour des raisons notamment esthétiques, d’un peu de paille ou autre paillage. Pour vous aider, lisez notre article sur que mettre dans le compost.

La quantité de déchets ménagers qui partent au compost seraient d’ailleurs tout aussi bien, voire mieux, épandus à la surface du sol. Les macro et micro-organismes y ont en effet accès et décomposent cette matière rapidement, même si elle est très légèrement enfouie, le principal étant qu’il y ait de l’air puisque ces micro-organismes sont aérobies, ils ont besoin d’oxygène pour vivre et être actifs.

Mais pourquoi donc le compostage comme paillage en surface des déchets ménagers est-il préférable au compostage en tas ? Tout simplement car lors de la dégradation des matières organiques dans le tas de compost, une grande partie du carbone présent initialement dans les matières va être émané vers l’atmosphère, sous la forme de gaz carbonique ou encore de méthane. Ce qui est, à l’heure actuelle, hautement contre-productif. Lorsque la matière organique est répandue sur le sol et s’y décompose, c’est dans le sol que part ce carbone, qui va y être piégé (pas de méthane ici, il n’est présent qu’en cas de mauvaise dégradation, lorsque il n’y a pas d’air et que ce sont les organismes anaérobies qui s’en occupent).

De plus, lorsqu’un compost est déposé au sol, il ne reste rien à manger et à transformer aux organismes tels que champignons, vers de terre et autres collemboles, le compost étant une matière déjà digérée par le processus de fermentation.

Mais pourquoi donc faut-il pailler ?

Les bénéfices pour le sol et les plantes cultivées

Le paillage protège le sol et les racines des plantes des agressions du climat, des pluies qui le tassent et le rendent imperméable à l’eau comme à l’air. Il le stabilise, limitant l’érosion, et protège également toute la vie qui se trouve à la surface du sol et dans ses premiers centimètres. Il en maintient l’humidité.

Les attraits esthétiques

Le paillis peut aussi se faire décoratif avec l'emploi de broyats de pin teintés, de jolis galets ou de gravillon coloré, de brique ou d'ardoise pilée. Vous trouverez parfois du verre broyé et poli appelé cassin aux jolis reflets pour agrémenter un petit patio par exemple ou la surface d'un grand bac, sur une terrasse. En revanche, sachez que la paillette de lin, d'aspect grisâtre, ne met pas bien en valeur les végétaux d'un massif, du moins lorsque ce dernier est fraîchement planté. En revanche, c'est un excellent conditionneur de terre argileuse.

Les paillis organiques se décomposant à la longue, il est important de les renouveler régulièrement. Incorporez-les au sol avant d'en apporter une nouvelle couche d'entretien.

Quelques effets indésirables

Lors du choix du type de paillis à employer, il convient de prendre conscience de certaines limitations. Et premièrement celle des périodes durant lesquelles il convient de pailler, ou non. Il faut être conscient que le paillage s’utilise pour éviter au sol de se refroidir, pour éviter au sol de trop s’échauffer et à l’eau des arrosages ou des précipitations de s’évaporer. Donc l’été, l’automne et l’hiver sont des saisons de paillage, celui-ci étant mis en place avant les fortes chaleurs et avant les premières gelées. Il en est autrement du printemps. À cette saison, un sol paillé se réchauffera plus lentement, et ce d’autant plus s’il s’agit d’une terre lourde et compacte, qui ne suit que de manière lente les changements de température. Ces terres retiennent également très bien l’humidité, il leur faudra également le temps de s’assécher avant d’être paillées.

Et ensuite, tout simplement, tous les paillis ne conviennent pas à toutes les occasions.

L'acidité des écorces de pin, idéales pour couvrir des massifs de plantes dites "de terre de bruyère", est préjudiciable à de nombreuses plantes et en particulier aux rosiers. Elles doivent toujours avoir été préalablement compostées plusieurs mois durant. La décomposition naturelle de ce substrat appauvrit également le sol en lui ponctionnant inutilement de l'azote.

La sciure de bois est déconseillée à cause des tanins qu'elle libère dans de nombreux cas. Ces deux matières ligneuses sont à proscrire en sous-bois lorsque la présence d'armillaire (un champignon très pathogène et à l'origine de la mort de grands arbres et d'arbustes) est patente. En effet, elles contribueraient à sa propagation galopante.

Certains paillis particulièrement légers sont aussi abondamment grattés par les oiseaux en quête de pitance et donc malencontreusement éparpillés sur les pelouses ou les allées gravillonnées. Le vent a également tendance à rapidement les disperser. POur l’en empêcher, il convient d’arroser le paillis après sa mise en place.

Notez également que les paillis grossiers peuvent devenir le repère favori des limaces et escargots. Une lutte préventive est alors conseillée à base de granulés de Ferramol, inoffensifs pour l'homme et les animaux.

Concernant les paillis plastiques et autres toiles que l'on tend sur le sol puis où l'on pratique des encoches pour planter, sachez que les végétaux à caractère drageonnant ne les apprécient guère, car ils s'y sentent vite étranglés.

Quant aux tontes de gazon, il est important de les apporter par petites couches successives, après les avoir fait sécher afin d'éviter toute fermentation intempestive.

Dans le Midi et les rocailles, privilégiez les paillis minéraux qui sont plus adaptés aux plantes de jardin sec. Une matière organique induirait, dans un tel cas, des risques de pourritures du collet, préjudiciables aux plantes xérophiles.

Évitez d’ailleurs dans tous les cas de pailler trop près du collet des plantes (la partie qui se situe entre le système racinaire et les parties aériennes, juste à la surface du sol), vos cultures seraient trop vulnérables face à ce type de maladies.

Le paillage est un formidable outil pour le jardinier, qui lui permet de protéger et de soigner son sol, tout en lui rendant le travail plus facile. Et les matériaux utilisables pour réaliser ce mulch étant très nombreux et variés, il est possible de trouver ceux qui correspondent à la situation, à certaines plantes ou à certains sols, au climat, etc. Donc un seul mot à dire : paillez !


Association entre plantes aromatiques et fleurs : nos conseils..

Les plantes aromatiques sont des végétaux particulièrement intéressants de par leurs multiples attraits. À la fois très esthétiques, dégageant un parfum délicieux au moindre contact, souvent joliment fleuris et affichant des qualités médicinales incontestables. Leur présence dans le jardin potager est acquise, mais c’est partout qu’elles méritent de s’installer, autant entre les fleurs qu’entre les légumes ! Et si c’est une jardinière que vous voulez embellir, mélangez des plantes aromatiques, aux quelques variétés de fleurs qui y sont plantées. Quelles fleurs planter avec des plantes aromatiques, quelles associations de plantes aromatiques et à fleurs pouvez-vous réaliser au jardin ou sur le balcon ?

Quelles associations plantes aromatiques et fleurs ?

Quelles plantes aromatiques peut-on associer à des fleurs ? Eh bien, toutes en fait, le tout étant, pour une association réussie, de marier des végétaux qui ont les mêmes besoins en matière d’exposition lumineuse, d’arrosages ou de sol.

Quels mariages ?

Un mariage de raison

Certaines plantes aromatiques affichent des vertus allélopathiques : elles interagissent avec les plantes ou l’environnement autour d’elles pour modifier cet environnement grâce à des substances biochimiques qu’elles émettent. Ces interactions ne sont pas systématiquement bénéfiques pour leurs voisines, mais elles peuvent aussi apporter des avantages certains ! Dans ces usages allélopathiques, les plantes aromatiques sont les reines mais les fleurs ont elles aussi la part belle. Vous pouvez donc réaliser des associations de plantes aromatiques et de fleurs pour limiter les maladies du jardin.

Un mariage de cœur

Autre type d’associations entre fleurs et plantes aromatiques : une association esthétique, tout simplement pour assortir teintes, formes ou feuillages. Nombre de plantes aromatiques sont cependant choisies pour leur floraison plus que pour leur utilité à la cuisine, ou du moins tout autant. C’est notamment le cas de la lavande mais aussi de l’hysope, des sauges, de la marjolaine…

Ici également vous veillerez à associer des plantes qui ont les mêmes besoins. Cela peut même vous donner un thème, par exemple un massif méditerranéen composé de thym et romarin, de lavandes, de cistes…

Un mariage de goût

Autre mariage possible : associer des plantes comestibles. Vous réaliserez par exemple une plate-bande composée de rosiers, de pensées et d’ancolies, que vous accompagnerez de sauge et de thym. À l’œil, les bleus intenses et les roses feront également un bon ménage. Semez également des chrysanthèmes comestibles et des bourraches.

Un mariage de santé

Les plantes aromatiques s’entendent également très bien avec les plantes officinales, dont elles font d’ailleurs partie. Au Moyen-Âge on nommait les jardins ainsi composés “jardins de simples” ou “herbularius”. Ils étaient composés en carrés de plantes aux vertus médicinales proches, par exemple un carré pour les fièvres, un autre pour la toux…

En pleine terre ou en pots ?

Les 2 mon capitaine ! La plupart des plantes aromatiques se portent aussi bien en terre qu’en pots ou en jardinières, c’est l’effet visuel qui est différent. Et il peut être plus facile d’offrir des conditions favorables dans des contenants que directement dans le jardin.

La jardinière étant souvent de taille petite ou moyenne, nous vous conseillons de choisir des fleurs qui auront à peu près la taille des plantes aromatiques choisies. Ainsi, vous pouvez compléter une jardinière avec des soucis, des œillets d'Inde, quelques graines de capucines naines. Quelques plantes grasses peu gourmandes en eau comme des cactus nains pourront également très bien faire l’affaire. Le pourpier étant de petit diamètre et offrant une vraie explosion de couleurs sera aussi du plus bel effet dans votre jardinière au milieu de vos plantes aromatiques.

Décoratives, colorées, ces fleurs sont un bel ornement. Mais surtout, elles offrent l'avantage d'être répulsives de certains insectes et parasites ou au contraire de les attirer, ce qui protège les légumes et les autres fleurs. Ainsi, par exemple, la capucine a un fort pouvoir d'attraction des pucerons. Vous pourrez joindre l’utile à l’agréable pour profiter de vos plantes aromatiques tout en mettant en valeur vos jardinières avec une belle touche de couleur mais aussi de raffinement. A vous de faire votre choix !

Quelques idées

Voici quelques idées d’associations plantes aromatiques et fleurs. Pour un effet durable, vous mixerez des vivaces à feuillages persistants et des caduques :

  • Les aromatiques à feuillage persistant : laurier sauce, thyms, sarriette, romarin, sauge…
  • Les aromatiques à feuillage caduque : ciboulette, estragon, oseille, ciboule, menthe raifort..

Sans oublier les annuelles et bisannuelles : persils, basilic, coriandre, aneth, cerfeuil…

Un jardin méditerranéen

Vous choisirez des plantes de garrigue et du pourtour du bassin pour votre jardin sec, rocailleux : thym serpolet, cistes roses, lavandes, myrtes, sans oublier les graminées telles que le pennisetum, sauges de Jérusalem, senecio, santolines, lantana, germandrée, un jasmin pour une petite tonnelle ou un treillage, laurier-rose en fond de massif, voire un olivier. Le romarin rampant sera parfait pour habiller le haut d’un muret.Jouez avec les teintes du feuillage des nombreuses variétés, certaines sont panachées, d’autres affichent des feuilles dorées, pourpres, vert menthe, qui apporteront du relief à votre ensemble.

Rose et bleu, mais pas que !

Les rosiers apprécient la proximité de la ciboulette qui semble les protéger de certaines maladies cryptogamiques, oïdium et marsonia(taches noires) en l’occurrence. Vous planterez dans le voisinage quelques pieds de romarin, de thym, de lavande et de menthe qui perturbent les pucerons et les amènent à passer leur chemin. Les tagètes, eux, seront utiles pour lutter contre les nématodes qui peuvent attaquer les racines des rosiers. Ajoutez des œillets d’Inde (tagètes) qui, eux aussi, éloignent les pucerons, et un fenouil bronze qui apportera de la légèreté et de la profondeur.

Un jardin de simples

Mélangez des pieds de lavande, de mauve, de camomilles, d’achillées millefeuille, d’échinacées pourpres. La sauge est une incontournable de ces jardins, que l’on appelle la “toute bonne”, mais vous n’oublierez pas la camomille, la guimauve, la mélisse ou encore la verveine. L’ortie fait aussi partie de ces indispensables, comme l'hélichryse et le souci officinale, le bleuet des champs ou encore la primevère.

Pour mieux coller à l’esprit d’origine, bordez ce massif de plessis ou de petits pieds de buis.

Une plate-bande très fraîche

Installée le long d’un mur que le soleil ne fait qu’effleurer, cette plate-bande accueillera des menthes variées, du persil, de la mélisse, de l’oseille, de la coriandre ainsi que des liriopes, des reines de prés, de la valériane, un peu de lierre et le l’aspérule odorante. Placez-y également du muguet et de la ciboulette, de l’oseille pourpre pour réhausser tout ce vert, et de l'ail des ours. Installez la menthe dans un pot (qui peut être enterré) car elle devient rapidement envahissante.

  • Que planter à côté du romarin ? Il forme une belle union avec la sauge, ainsi qu’avec l’hysope.
  • Quelle fleur associer avec le persil ? Vous pourrez l’installer près de capucines, de tagètes et de soucis.
  • Quelle fleur associer avec le thym ? Plantez-le au pied d’un rosier qu’il protégera des pucerons et des nématodes.

Comment planter les aromatiques ?

La plupart des plantes aromatiques ne sont généralement pas très gourmandes et elles apprécient les sols souples, bien drainés, neutres ou légèrement calcaires. Elles n’ont pour autant pas toujours les mêmes goûts ! On peut définir 3 catégories de plantes. Les aromatiques de sol sec : thym, romarin, lavande, hysope, sauge, hélichryse, sarriette… ; les aromatiques de sol intermédiaire : basilic, ciboulette, origan, estragon, petite pimprenelle… ;

les aromatiques de sol frais : menthe, mélisse, cerfeuil, cumin, aneth…

Le détail pour les 8 principales :

  • Le basilic aime les sols fertiles et légers et sera installé au chaud, au soleil en dehors des heures les plus chaudes. Il se sème quand il fait déjà chaud, plutôt au mois de mai et se plante en mai-juin. Soyez généreux en arrosages.
  • La ciboulette n’est pas exigeante quant au sol. Elle se sème au soleil à partir du printemps et a besoin d’arrosages fréquents quand il fait très chaud ou en pot.
  • La coriandre est une plante assez gourmande et qui a besoin de soleil. Vous la sèmerez au printemps. Pensez à l’arroser quand il fait chaud.
  • La menthe se plaît en sols frais et fertiles, au soleil ou à mi-ombre. Elle se sème au printemps. Très vigoureuse, elle peut devenir envahissante et prendre le pas sur ses voisines.
  • Le persil a besoin d’un sol léger mais riche et frais et d’une exposition semi-ombragée. Il se sème en vagues du printemps jusqu’à la fin de l’été. Veillez aux arrosages.
  • Le romarin aime le plein soleil et les sols secs, caillouteux. Il est préférable de le planter.
  • La sauge apprécie les sols meubles et fertiles et supporte bien la sécheresse et le plein soleil.
  • Le thym est lui aussi une plante du soleil et des terres sèches, rocailleuses.

Pour planter vos aromatiques en pot ou en jardinières, vous choisirez un terreau pauvre et très drainant pour les plantes telles que le thym romarin et autres de terrains secs. Les terreaux pour les plantes méditerranéennes leur conviendront tout à fait. Pour celles qui aiment les sols riches, utilisez un terreau pour potager, allégé avec un peu de sable. Les plantes aromatiques des sols frais seront installées dans le même type de terreau, en remplaçant le sable par un peu de terre argileuse.

Toutes auront par contre besoin d’une couche de drainage importante placée au fond d’un contenant préalablement percé.

Faire de belles associations entre des plantes aromatiques et des plantes à fleurs ornementales n’est pas compliqué et permet de multiples possibilités. Il est seulement important de veiller à faire des mariages qui marchent, c’est-à-dire entre des plantes qui affichent des similarités de besoins, que ce soit en ce qui concerne le sol qu’au niveau de l’exposition. Un bon moyen de faire les bonnes associations : renseignez-vous sur l’endroit où poussent à l’origine les végétaux que vous désirez installer, cela vous guidera de manière très précise pour faire des mariages heureux !


Mon rosier ne fleurit plus

Le rosier est un bel arbuste dont le charme n’a plus besoin d’être vanté, très esthétique et qui offre une profusion de fleurs à la belle saison. Il se révèle de plus tellement varié que tout un chacun trouvera le rosier idéal. Du culture facile, il ne demande pas un entretien contraignant, mis à part sa taille. Pour autant, il arrive que tout d’un coup mon rosier ne donne pas de fleurs, ou pire, qu’il n’en fasse jamais ! Pourquoi mes rosiers ne font pas de fleurs ? Quelles sont les conditions qui favorisent ou défavorisent cette floraison tant attendue ?

Mon rosier ne donne pas de fleurs, pourquoi ?

Un problème d’engrais

De nombreux engrais sont riches en azote. Ce nutriment indispensable intervient lors du développement des parties aériennes du rosier, il favorise un feuillage dense. Mais utilisé en excès ou au mauvais moment, il va se montrer contre-productif, car il va favoriser le développement du feuillage au détriment de celui des fleurs. Respectez bien le dosage indiqué par le fabricant ainsi que la période d’apport, généralement lors de la plantation ou au début de la période végétative, lorsque le feuillage pointe son nez.

Des parasites

  • Les nématodes sont des vers microscopiques qui s’attaquent aux racines des végétaux. Cela entraîne des défauts d’absorption des nutriments et de l’eau et peut donc provoquer des problèmes de développement, notamment au niveau de la formation des bourgeons à fleurs.
  • Les thrips sont des insectes suceurs minuscules qui se nourrissent en piquant directement dans les pétales, ce qui provoque des déformations et des décolorations des fleurs.

Une taille au mauvais moment

J’ai taillé mon rosier au printemps et il ne donne pas de fleurs. La taille est fort utile pour le rosier, densifiant ses branches, améliorant sa floraison, revigorant un sujet un peu faible, calmant un rosier trop poussant.

Mais il est important de tailler à bon escient. On distingue 2 types de rosiers :

  • Les remontants fleurissent une première fois au printemps, ralentissent voire stoppent durant les fortes chaleurs, puis recommencent à fleurir en fin d’été début d’automne. Leurs fleurs apparaissent sur les tiges de l’année. La taille principale se réalise en février-mars, une petite taille d’entretien peut être réalisée au cours de l'été.
  • et les non remontants, qui fleurissent seulement entre la fin du printemps et le début de l’été. Leurs fleurs apparaissent sur les tiges de l’année précédente, c’est pourquoi la période de taille, estivale pour eux, est cruciale. Si vous taillez après la mi-juillet, vous n’aurez pas de fleurs l’année suivante. Le signe est la fin de leur floraison, ils auront ainsi le temps de développer de belles tiges pour porter les fleurs de l’année suivante.

Un manque de lumière

Une absence de la nécessaire quantité de lumière solaire directe peut empêcher le rosier de fleurir. Il est conseillé de planter le rosier dans une zone où il recevra au minimum 5 heures de soleil par jour, en moyenne. Si sa floraison est pauvre, voire absente, essayez de le bichonner en lui offrant de l’engrais spécifique pour les rosiers et du purin d’ortie qui lui donnera un petit coup de fouet. Essayez autant que possible de le dégager afin qu’il reçoive autant de lumière que possible et arrosez-le régulièrement. S’il ne fleurit pas plus l’année suivante, il vous faudra le changer de place.

Une maladie

L’oïdium est une maladie courante du rosier, reconnaissable par le feutrage blanc qui se pose sur les feuilles et autres parties du rosier. La floraison peut en être durement affectée. Aux premiers signes, appliquez un produit à base de soufre.

Un stress

Mon rosier ne donne pas de fleurs alors qu’il en est d’habitude couvert. Le stress engendré par une agression, directe ou indirecte, peut empêcher le rosier de fleurir. Coup de froid ou de chaud, épisode venteux, agression de pathogènes…

Comment favoriser la floraison des rosiers ?

Comment faire fleurir mon rosier ? Il a besoin de conditions favorables pour offrir une belle floraison.

  • Plantez-le dans un sol riche et bien drainé à un emplacement très lumineux, idéalement 6 heures au moins de soleil par jour pour un rosier qui demande une exposition ensoleillée, 4 h pour un rosier qui supporte les expositions semi-ombragées.
  • Supprimez les fleurs lorsqu’elles sont fanées.
  • Lors de la taille, supprimez les gourmands, ces rejets du porte-greffe qui utilisent la sève au détriment du greffon. Ils sont très reconnaissables car ils sont d’une extrême vigueur et sortent souvent de sous la terre car sous le point de greffe.
  • Nourrissez-le en lui offrant des matières organiques au printemps, du compost bien décomposé par exemple ou bien du fumier de cheval (mais dans ce cas 1 fois tous les 3 à 4 ans seulement et avant l’hiver), et apportez-lui de la corne broyée pour favoriser sa floraison. L’engrais est très important pour un rosier en pot, car il épuise rapidement les ressources contenues dans ce volume limité de terre. Pensez également à lui offrir un surfaçage une fois par an ou tous les 2 ans, en enlevant un peu du terreau en surface pour le remplacer par un terreau frais enrichi en matières organiques. Un ajout de terreau sera fait tous les ans car il y a une déperdition au cours de l’année.
  • Arrosez-le au cours des périodes de sécheresse et tout au long de l’été s’il s’agit d’un jeune sujet.

Comment faire refleurir un petit rosier ? Les rosiers remontants sont très généreux et quelques bons soins leur permettront de faire le plein de ressources avant une nouvelle fournée. Supprimez ou rabattez les branches les moins vigoureuses, en les coupant au-dessus d’un œil et apportez-leur un engrais spécial rosier avec l’eau d’arrosage ou bien proposez leur un amendement organique une fois fin mai à début juin, une fois fin juin à début juillet.

Quel que soit le problème de mon rosier, c’est une observation attentive qui va me permettre de déterminer la cause de ce problème. Si mon rosier ne donne pas de fleurs, quelques points sont à vérifier : a t-il un feuillage luxuriant qui désigne un excès d’azote, ses feuilles, ses bourgeons, ses racines ou ses tiges portent-elles la trace de parasites, l’avez-vous taillé au printemps sans savoir de quel type de rosier il s'agissait, reçoit-il suffisamment de soleil ? Éliminez point par point les éventualités, jusqu’à trouver LE responsable, et il n’y a plus qu’à !


En avril : vite des fleurs !!!

La frénésie jardinière fait tache d’huile dès que les premières fleurs s’épanouissent, que le temps se radoucit. Une envie irrépressible de fleurs nous aiguillonne. Inutile de se jeter sur les premiers pélargoniums disponibles alors que les gelées sont encore à craindre. Mieux vaut préférer les semis de fleurs annuelles rustiques, directement effectués en pleine terre ou bien opter pour des vivaces généreuses et pressées de fleurir à l’envie.

Des annuelles robustes

Dans la nature, certaines plantes germent au moindre redoux et, au stade de plantule, ne craignent guère le gel. Tout au plus s’arrêtent-elles momentanément de pousser. Elles ont toutefois déjà pris une belle avance sur les plus frileuses que l’on installe, de fait, bien plus tard ou que l’on repique après un semis au chaud. Pour elles en effet, nul choc de transplantation. D’où une floraison très hâtive.

Dans ce genre de fleurs aguerries, citons les classiques fleurs des champs et leurs hybrides que sont les bleuets, coquelicots, nielles (Agrostemma) et autres chrysanthèmes des moissons.
En provenance d’autres contrées et montrant une même vivacité, vous adopterez les soucis, les pavots de Californie, les malopes et lavatères trimestris, voire les cosmos. Du reste, ces mêmes plantes sont capables de se naturaliser par leurs semis spontanés et de produire des plantules à foison, adoptant parfois un cycle bisannuel en germant en automne. Après un hiver doux, elles proposent alors une floraison primeur l’année suivante.

N’hésitez donc pas à investir quelques euros dans des paquets de graines afin d’obtenir facilement des fleurs à foison. Contentez-vous, alors, de préparer le sol en surface et de semer à la volée. Recouvrez légèrement les graines d’un coup de griffe puis laissez la nature faire le reste.

D’autres annuelles rustiques :

Adonis goutte de sang, alysse maritime, Anthemis nobilis ou camomille, pyrèthre doré (Parthenium aureum), arroche rouge, bourrache bleue, centaurée impériale, clarkia et godétia, pied d’alouette annuel, cynoglosse amabile, Echium plantagineum, fenouil commun, gaura, Gilia sp.Iberis umbellataImpatiens glanduliferaLimnanthes douglasii, linaire du Maroc, lin à grandes fleurs, lupins annuels, Malcomia maritima et Matthiola bicornis, nigelle de Damas, Oenothera lamarkiiPapaver commutatum ‘Ladybird’ et somniferumPhacelia tanacetifolia, réséda odorant, sauge horminum...

Des vivaces express

Nombre de plantes vivaces sont de précieuses alliées pour les jardiniers impatients. Leur croissance rapide et leur grande rusticité sont en effet gage d’une floraison abondante et hâtive. Si vous les installez dès la fin de l’hiver en bonne terre enrichie, gageons qu’elles ne tarderont pas à s’enraciner et produire des bourgeons prometteurs. Dopez leur croissance et prestation grâce à un apport de matière organique et d’engrais à libération lente lors de la plantation.

Voici donc les plus recommandables et généreuses : les Anthemis comme ‘Sauce hollandaise ’ sont prisés pour leur feuillage découpé et leur profusion de marguerites jaunes tout l’été ; la Campanula poscharskiana ‘Stella’ au port couvre sol et constellation d’étoiles bleues en juin-juillet puis à nouveau en automne ; sa cousine la campanule pyramidale expose un port dressé de hautes tiges garnies de fleurs bleues ou blanches se succédant plusieurs mois, en véritables flèches dans les massifs ; la valériane se distingue par ses inflorescences en énorme barbe à papa rose, blanche ou carminée toute la belle saison. Elle pousse même dans les murets de pierre sèche ; le Calamintha nepeta conjugue feuillage odoriférant et nuage de fleurettes bleuâtres.
Les Coreopsis à grandes fleurs sont incontournable pour leur floribondité en corolles simples ou doubles, jaune d’or parfois rehaussées d’un cœur brun ; les gaillardes montrent le même dynamisme avec leurs grandes corolles unies ou à cocardes, joyeuses. L’œillet deltoïdes forme un tapis ras et dense, émaillé de petites fleurs étoilées d’un rose magenta vibrant ; l’Erigeron karvinskianus ou vergerette des murs n’est que brouillard de marguerites rosées tout l’été pour un effet vaporeux, même au sec.

Parmi les géraniums rustiques, ‘Rozanne’ fait figure de vedette avec sa floraison pétulante et ininterrompue de juin jusqu’aux gelées, en coupes d’un bleu vif. Si vous aimez les couleurs à la mode, optez pour Knautia madedonica et ses mini fleurs de scabieuses bordeaux ; les linaires pourpres se distinguent par leur port en fumerolle légère aux fleurs blanches, roses ou pourpres structurant les massifs ; les népétas, n’en finissent pas, non plus, de fleurir qu’ils soient bleus comme ‘Walker’s Low’ ou vieux rose comme ‘Dawn to Dusk’, effet de mousseline garanti ! Le Teucrium hircanicum expose, quant à lui, des épis contournés d’un précieux coloris rose carminé, décoratifs tout l’été durant.

D’autres vivaces à longue floraison :

Les agastaches au feuillage odoriférant ; la cupidone ou Catananche caerulea ; les delphiniums nains du type grandiflorum ; d’autres Geranium comme ‘Mavis Simpson’ ou ‘Russel Prichard’ ou les Geranium sanguineum ; l’Helenium ‘Sahin's Early Flowerer' à floraison hâtive et durable ; les Kalimeris, féconds; le pois de senteur vivace, Lathyrus latifolius, si volubile ; les mauves des bois ou Malva syvestris à fleurs bleues ou moschata ‘Alba’ immaculée ; l’Oenothera ‘Siskiyou Pink’, rose, ou ‘Lemon Drop’, jaune vif ; les scabieuses trapues ‘Butterfly Blue’ et rose pour bordure ou si originales en jardinières.